Neyret

2009

Il existe des lieux de mémoire, des lieux pour le souvenir organisé. Mais il n’existe pas de lieux sans mémoire.

Les vrais lieux sont forgés par l’histoire qui fut celle de leur activité. C’est peut-être l’été, et Léa Eouzan à le bâtiment pour elle toute seule. Ses usagers l’ont abandonné, le temps de quelques vacances, et Léa photographie ce lieu entre les parenthèses dans lesquelles il trouve. Léa Eouzan parcourt et observe ce bâtiment au repos.

Après le tumulte de l’année passée, et avant le brouhaha de la rentrée prochaine. Léa Eouzan s’attarde dans les lieux jusqu’à ce que ceux-ci fassent l’aveu de l’histoire dont ils furent le théâtre. L’histoire n’est pas seulement événementielle, elle est également sensible, on en trouve l’épaisseur dans les vestiges des lieux qui furent ceux de nos rencontres, de nos activités : dans les restes de notre travail des lieux. Ce travail photographique fait le pari de la persistance de l’aura.

Maintenant que le tableau a été retiré, maintenant que le jeune artiste est parti en vacances, il ne reste plus que ça : la magie de la disparition des œuvres, des poèmes, des promesses et de la grâce. La matière a sans doute quitté le bâtiment, mais ce qui reste est énorme.

Ces photographies sont des instantanés qui s’éternisent.

Sylvain Sorgato

Léa Eouzan

Neyret

2009

Colombe Marcasiano

Greetings! (détail)

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